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Chroniques "Conversations à voix basse"

Improjazz, oct 2003, Luc Bouquet
Laurent Rochelle n’est pas un adepte de l’occulte et des secrets bien gardés, il laisse de côté le complexe, fait confiance à son instinct. J’entends ici un musicien touchant et généreux, romantique avoué (Que ma joie se meure), mélodiste convaincu et convaincant qui plus est.

Improjazz, oct 2003, Marc Sarrazy
Bien que l’on puisse citer ça et là d’évidentes influences (les polyphonies de clarinette basse sont pleinement ancrées dans le Clarinettes de Louis Sclavis, certains climats rappellent ceux de René Aubry, d’autres colleraient parfaitement aux univers de Caro et Jeunet, les ostinatos pianistiques font échos à ceux de Michael Nyman tandis que le piano de Que ma joie se meure évoque celui, maladif, de Satie…), la musique conserve un caractère tout à fait personnel.

Neosphère, sept 2003, Eric Deshayes
Sa formation de biologiste semble avoir donné à Laurent Rochelle le goût des formes complexes créées à partir de corps simples. Il joue "en solo à plusieurs" (grâce au re-recording) mélant les sonorités duales (aussi enchantées que mélancoliques) de la clarinette basse au saxophone soprano, au piano ou encore à l’électronique.

Longueur d’onde, sept 2003, Vincent Michaud
Ces conversations à voix basse respirent et raisonnent dans un espace sans murs. Elles devraient donc, à juste titre, être entendues par le plus grand nombre.

Jazzosphère, janvier 2004, Sébastien Moig
Musique libre en ce sens qu’elle s’affranchit des étiquettes et des cadres rigides amorphisants, elle garde cependant un penchant marqué pour la mélodie et me travail sur les boucles... là où Laurent Rochelle excelle c’est dans le construction de cet univers décalé qui nous rappelle quelques airs d’un passé pas si lointain, revisité avec un traitement contemporain.

Traverses magazine, janvier 2004, Stéphane Fougère
A travers ces pochades ciselées se lisent en filigrane les figures d’Erik Satie, Louis Sclavis, Pascal Comelade, Robert Wyatt ou encore Klimperei. des mélodies simples pour des sensations pleines, des bruits sourds pour des notes limpides. Conversations à voix basse mérite de faire parler de lui à voix haute.

Foutraque.com, webzine Toulouse, Nicolas Favier
L’album porte bien son nom car tout est léger ici, sans démonstration excessive. Même les larsens sont mélodies. C’est un album apaisant qui fait rêver, nous faisant voyager de l’Afrique profonde à nos campagnes françaises en passant par l’Irlande. Laurent Rochelle joue seul sur de multiples instruments dont les plus inhabituels (scie musicale…) et on pense parfois à un autre touche à tout instrumental, Yann Tiersen (« Chanson pour l’hiver qui vient ») en plus Jazz et expérimental.

Ad panorama, mars 2004, Aurélien
Laurent Rochelle construit un lieu né d’un étrange croisement entre une salle de concert académique et un vieux chapiteau de cirque. Une musique qui trouverait facilement sa place dans le cinéma de Caro et Jeunet. Un album virtuose et foutraque.

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